Quelques textes pour avancer dans la réflexion théologique.
Par Pas de pseudonyme
(Réponse à un Courrier dans le journal Réforme du 20/10/2011)
Ah, là, là…
Toujours cette rage contre la féminisation du nom des professions…
Est-ce que M. (ou Mme ?) Claude B. souffre de la féminisation d’« infirmier » en « infirmière » ? Ou d’« instituteur » en « institutrice » ? A moins que dans ces cas-là il ne s’agisse de masculinisation de termes d’abord féminins ? Mais alors, ce serait une erreur de français à combattre d’urgence ?
Il est vrai que cela ne concerne que des métiers considérés comme modestes… Alors que, bien sûr, député, docteur, pasteur ou professeur, sont, eux, beaucoup plus nobles. D’ailleurs n’étaient-ils pas réservés aux hommes ? Maudite féminisation ! Et si en plus, déplorons-le avec Claude B., il nous fallait maintenant utiliser cette si vilaine prononciation de « députée », « docteure », « pasteure » ou « professeure », ce serait vraiment massacrer la langue française !
Au fait, Claude B. sait-il (ou sait-elle ?) que le français est une langue vivante, qui par conséquent évolue et s’adapte aux évolutions sociales ou culturelles ?
Doute-t-il (elle) que l’Académie, comme toujours et comme c’est aussi son rôle, suivra l’usage et finira par adopter le féminin des termes lorsqu’il s’agit de personnes ?
Sait-il (sait-elle) que Dieu a créé l’être humain à son image, c’est-à-dire homme et femme (Genèse 1), mais qu’Il a ensuite distingué le féminin du masculin (Genèse 2) ? Et que c’est ensemble et à égalité qu’ils sont à Son image ?
Sait-il (elle) que la table ou le tabouret qu’il mentionne sont des objets, et non des personnes ou des êtres humains ?...
Il est des indignations conservatrices qui sentent tellement l’idéologie qu’on en viendrait à se demander si ce ne sont pas elles qui relèvent de la pensée magique…
Allez, ne vous inquiétez pas Claude, vous vous habituerez !
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