Quelques textes pour avancer dans la réflexion théologique.
Pour ce dimanche, un petit conte qui pourrait presque être une prédication… Suivie de six petits conseils pour la prière personnelle.
Chinois et Byzantins
Il était une fois, il y a environ mille ans, un roi riche et puissant qui invita à sa cour les meilleurs sages, artistes, savants et religieux de tous pays. Pour leur demander conseil. Il voulait, pour encourager les arts, laisser un chef d’œuvre, et célébrer un peu sa gloire, redécorer la plus belle salle de son palais, la salle de bal. Il consulta l’élite des arts et des sciences. Les débats furent longs et souvent houleux. Chacun défendit l’art, la culture et les artistes de son pays. A l’issue des débats, deux brillantes cultures demeuraient en lice, sans qu’aucune ne parvienne à l’emporter.
Le roi prit la parole. « Eh bien, puisque nous n’arrivons pas à nous départager, confions l’œuvre aux deux ! La salle de bal dispose de deux grands murs face à face : qu’on les sépare avec deux grands rideaux, que les artistes Chinois décorent l’un, les Byzantins l’autre ! A la fin, nous départagerons les concurrents. Tout le matériel demandé leur sera fourni... »
Ainsi fut fait. Les chinois demandèrent les peintures les plus rares, à base d’or, de pierres précieuses, de poudres rarissimes, et les pinceaux les plus rares, de toutes tailles, en fin poils d’animaux nobles. Et ils commencèrent à peindre.
Les Byzantins ne demandèrent ni peintures ni pinceaux, uniquement des pierres à polir… Et ils commencèrent à polir.
Vint le jour de l’arbitrage. Le roi, toute la cour et tous les sages, artistes, savants et religieux, vinrent contempler les œuvres. On enleva le rideau des Chinois. Le mur était devenu une merveille de beauté, de composition, de finesse, d’harmonie, de détails, de matière, d’humanité et d’humour. Le roi s’exclama et déclara spontanément « Il est impossible de faire mieux ! » On se tourna alors du côté des Byzantins, et retira leur rideau. Aucune peinture. L’immense mur était devenu un seul miroir, brillant, parfait et lumineux. Il reflétait la peinture des Chinois, mais lui ajoutait le mouvement, la vie, les jeux de lumière. Et il intégrait à la peinture chinoise ceux qui, autour du roi, se trouvaient dans la salle et regardaient le miroir…
Le roi, ébloui et heureux, proclama vainqueurs les Byzantins, et loua l’art merveilleux des Chinois.
Et nous, que voulons-nous être ? Une personne parfaite, belle, intelligente, conquérante et admirée ? Quelqu’un de formidable, qui en bons Chinois ou autres, se construit et se réussit lui-même ? Ou une personne qui ne prétend rien, mais reflète quelque chose de plus grand et de lumineux, venu de plus loin et rayonnant au-delà de soi-même ? Qui, comme de bons Byzantins, reflète une lumière venue d’au-delà…
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Les 6 leçons de prière d’Abraham, quand il intercède pour Sodome (Genèse 18 : 22-33)
1re : Ne pries pas pour toi, mais pour que Dieu soit fidèle à ses promesses
2e : Tu as le droit d’insister
3e : Efface-toi quand tu pries : tu n’as ni titre ni droit
4e : Efface-toi encore : c’est Dieu qui sait ce qui est juste et ce qui est bon pour toi
5e : Excuse-toi de demander : si tu demandes, c’est que tu manques d’humilité et de confiance
6e : Sache arrêter ta prière : souviens-toi que Dieu est amour !